Le sommeil après 65 ans : mythes et réalités
Le sommeil après 65 ans : mythes et réalités
Le sommeil évolue avec l’âge, mais il ne devient pas inutile ni moins important. Après 65 ans, plusieurs personnes constatent qu’elles dorment différemment : endormissement plus rapide… ou au contraire plus difficile, réveils nocturnes plus fréquents, lever plus matinal. Cela soulève souvent une question : est-ce normal de moins dormir ?
En réalité, les besoins physiologiques en sommeil diminuent très peu avec l’âge. La majorité des adultes de plus de 65 ans ont encore besoin d’environ 7 à 8 heures de sommeil par 24 heures. Ce qui change davantage, c’est l’architecture du sommeil. Le sommeil profond (stade lent profond) tend à diminuer et les éveils nocturnes deviennent plus fréquents. On parle alors de sommeil fragmenté. Cette fragmentation peut être liée à des facteurs biologiques, médicaux (douleurs, médication, troubles urinaires) ou environnementaux.
Le sommeil joue un rôle essentiel dans la consolidation de la mémoire. Durant la nuit, le cerveau organise, trie et stabilise les informations apprises durant la journée. Un sommeil de mauvaise qualité peut donc influencer la mémoire, l’attention et la vitesse de traitement. Il agit aussi directement sur l’humeur. Un sommeil insuffisant ou fragmenté est associé à une augmentation de l’irritabilité, de l’anxiété et du risque de symptômes dépressifs.
Et les micro-siestes ? Les courtes siestes de 15 à 30 minutes peuvent être bénéfiques si elles sont prises en début d’après-midi et qu’elles ne remplacent pas le sommeil nocturne. Elles peuvent améliorer la vigilance et réduire la fatigue. Toutefois, des siestes longues ou tardives peuvent perturber l’endormissement du soir et accentuer l’insomnie. L’équilibre est donc essentiel.
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